02/05/2009

La grippe méxicaine

Suite à un très gentil commentaire reçu hier, et qui me souhaitait d'attraper cette charmante nouvelle maladie. Voici un petit article, trouvé chez mon copain Claude et qui nous parle de la promiscuité entre l'élevage industriel et certaines maladies...

Ces fermes sont des foyers de pandémies et continueront à l’être tant qu’elles existeront! Ce sont les citoyensquidevront réagir

L'article original se trouve ici: http://www.cemab.be/news/2009/05/7178.php

La presse folle - ou d'ou vient la grippe porcine ?
by grain.org Friday, May. 01, 2009 at 7:51 AM

La presse officielle tente d'ommetre que le la grippe porcine probablement sort de "Smithfield Farms", qui produisent des porcs dans l'etat de Veracruz en Mexique. Le problème, c'est la production de viande indutrielle (voir la vache folle, voire la grippe aviare et la production des poulets ...)

Un système alimentaire qui tue : La peste porcine,


article de l'ONG GRAIN, Avril 2009 http://www.grain.org/nfg/?id=644

Le Mexique assiste à une répétition infernale de l’histoire de la grippe aviaire asiatique, mais à une échelle encore plus tragique. Une fois de plus, la réponse officielle arrive trop tard et entachée de mensonges. Une fois de plus, l’industrie mondiale de la viande est au centre de l’histoire, s’obstinant à nier toute responsabilité, alors que le poids de l’évidence concernant son rôle ne cesse de s’accroître. Cinq ans après le début de la crise de grippe aviaire H5N1 et après cinq ans aussi d’une stratégie mondiale contre les pandémies de grippe coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé (l’OMC ou WHO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le monde chancelle sous les coups d’un nouveau désastre, la grippe porcine. La stratégie mondiale a échoué et doit être remplacée par un nouveau système de santé publique qui puisse inspirer confiance au public.

Ce que nous savons de la situation au Mexique, c’est que, officiellement, plus de 150 personnes sont mortes d’une nouvelle souche de grippe porcine qui est en fait un cocktail génétique de plusieurs souches de virus de grippe : grippe porcine, grippe aviaire et grippe humaine. Celle-ci a évolué en une forme qui se transmet facilement d’humain à humain et qui peut tuer des gens en parfaire santé. Nous ne savons pas exactement où ont eu lieu cette recombinaison et cette évolution, mais il semble évident qu’il faut chercher du côté des élevages industriels mexicains et américains

Cela fait des années que les experts avertissent que le développement des grandes fermes d’élevage industriel en Amérique du Nord ont créé un foyer idéal pour que puissent émerger et se répandre de nouvelles souches de grippe extrêmement virulentes. « Parce que les élevages fortement concentrés ont tendance à rassembler d’importants groupes d’animaux sur une surface réduite, ils facilitent la transmission et le mélange des virus », expliquaient des scientifiques de l’agence nationale des instituts de santé publique américaine (NIH). Trois ans plus tôt,Science Magazineavait sonné l’alarme en montrant que la taille croissante des élevages industriels et l’usage répandu des vaccins qui y est fait accéléraient le rythme d’évolution de la grippe porcine. C’est la même chose avec la grippe aviaire : l’espace surpeuplé et les conditions insalubres qui règnent dans ces élevages permettent au virus de se recombiner et de prendre de nouvelles formes très aisément. Quand on en est à ce stade, la centralisation inhérente à l’industrie garantit que la maladie est disséminée partout, par l’intermédiaire des matières fécales, de la nourriture animale, de l’eau ou même des bottes des ouvriers. Et pourtant, si l’on en croit les centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), « il n’existe pas de système national officiel de surveillance pour déterminer quels sont les virus les plus répandus dans la population porcine américaine.” La situation est la même au Mexique.

Les communautés à l’épicentre

Ce que nous savons encore à propos de l’épidémie de grippe porcine mexicaine est que la communauté de La Gloria dans l’état de Veracruz a désespérément essayé d’obtenir une réaction des autorités face à l’étrange maladie respiratoire qui les a sévèrement affectés ces derniers mois. Les résidents sont absolument convaincus que leur maladie est liée à la pollution provoquée par la grande ferme porcine récemment installée dans leur communauté par Granja Carroll, une filiale de la société américaine Smithfield Foods, le plus grand producteur de porc mondial.

Après les innombrables essais de la communauté pour obtenir l’aide des autorités – essais qui ont mené certains leaders locaux en prison et provoqué des menaces de mort contre ceux qui osaient critiquer l’élevage de Smithfield – les autorités sanitaires locales ont finalement décidé de faire une enquête vers la fin de 2008. Les tests ont révélé que plus de 60% de cette communauté de 3 000 personnes souffraient d’une maladie respiratoire, mais le nom de la maladie n’a pas été officiellement confirmé. Smithfield nie toute connection avec ses activités. C’est seulement le 27 avril 2009, quelques jours après l’annonce officielle par le gouvernement fédéral de l’épidémie de grippe porcine, que l’information est sortie dans la presse, révélant que le premier cas de grippe porcine diagnostiqué dans le pays avait été le 2 avril 2009 celui d’un petit garçon de 4 ans appartenant à la communauté de La Gloria. Le ministre de la Santé du Mexique déclare que l’échantillon prélevé sur l’enfant est le seul parmi les échantillons prélevés sur la communauté qui ait été retenu par les autorités mexicaines et envoyé pour être testé en laboratoire. Ce test a ensuite confirmé qu’il s’agissait bien de grippe porcine.[6] Tout cela malgré le fait qu’une société américaine privée d’évaluation des risques, Veratect, avait, au début du mois d’avril 2009, avisé les responsables régionaux de l’OMC de l’occurrence de la maladie respiratoire grave qui sévissait à La Gloria.

Le 4 avril 2009, le quotidien mexicainLa Jornada a publié un article sur la lutte de la communauté de La Gloria, avec la photo d’un jeune garçon qui tient une pancarte avec le dessin d’un cochon barré d’une croix et la légende « Attention, danger : Carrolls Farm » écrite en espagnol.

Pour ce qui est des pandémies de grippe en général, nous savons que la proximité d’élevages intensifs de porcs et d’élevages de volailles augmente les risques de recombinaison virale et l’émergence de nouvelles souches virulentes de grippe. En Indonésie par exemple, on sait que les porcs vivant près d’un élevage de volailles ont des taux importants d’infection au H5N1, la variante mortelle de la grippe aviaire. Des scientifiques du NIH avertissent que « l’augmentation du nombre d’installations porcines voisines d’installations aviaires pourrait faciliter l’évolution de la prochaine pandémie."

On n’en a guère entendu parler, mais la région avoisinante de La Gloria compte de nombreuses élevages de volailles intensifs. Récemment, en septembre 2008, une épidémie de grippe aviaire a éclaté parmi les volailles de la région. A l’époque, les autorités vétérinaires ont assuré le public qu’il s’agissait seulement d’une souche peu pathogène qui n’affecte que les oiseaux de basse-cour. Mais grâce à la divulgation faite par Marco Antonio Núñez, le président de la Commission pour l’environnement de l’état de Veracruz, nous savons désormais qu’il y a eu une autre épidémie de grippe aviaire à environ 50 km de La Gloria, dans un élevage industriel appartenant à Granjas Bachoco, la plus grande entreprise de volailles du Mexique. Cette épidémie n’a pas été révélée parce qu’on craignait les conséquences que cela pourrait provoquer pour les exportations mexicaines.
Il faut noter ici que l’un des ingrédients courants de l’alimentation animale industrielle est ce qu’on appelle les « déchets de volaille », c’est-à-dire un mélange de tout ce qu’on peut trouver sur le sol des élevages intensifs : matières fécales, plumes, litière, etc.

Peut-on concevoir situation plus idéale pour l’émergence d’un virus grippal pandémique qu’une région rurale pauvre, pleine d’élevages industriels appartenant à des sociétés transnationales qui n’ont rien à faire du bien-être de la population locale ? Les résidents de La Gloria essaient depuis des années de lutter contre la ferme Smithfield. Ils ont, des mois durant, tenté d’amener les autorités à agir face à l’étrange maladie qui les frappait. On les a ignorés. Le radar du système mondial de surveillance des maladies émergentes de l’OMC n’a pas enregistré le moindre signal. Pas plus que les épidémies de grippe aviaire de Veracruz n’ont déclenché de réaction du système mondial d’alerte précoce pour les maladies de l’OIE. Ce n’est que grâce à sources privées et de façon désordonnée que la vérité a pu éclater. Et c’est ce qu’on appelle la surveillance mondiale !

La mauvaise foi des grandes sociétés

Ce n’est pas la première fois, et ce n’est sans doute pas la dernière, que les agro-industriels dissimulent des épisodes de maladies infectieuses, mettant ainsi des vies en péril. C’est la nature même de leurs activités. En Roumanie il y a quelques années, Smithfield a interdit aux autorités locales d’entrer dans ses élevages porcins, après les plaintes des résidents à propos de l’odeur pestilentielle provenant des centaines de charognes de porcs laissées à pourrir pendant plusieurs jours. « Nos médecins n’ont pas eu accès aux fermes de la [société] américaine pour pouvoir effectuer leurs inspections de routine », a déclaré Csaba Daroczi, directeur-adjoint des services vétérinaires et d’hygiène de Timisoara. « Chaque fois qu’ils ont essayé, ils ont été repoussés par les gardiens. Smithfield propose que nous signions un accord qui nous obligerait à les prévenir trois jours à l’avance avant toute inspection.” L’information a fini par émerger que Smithfield avait étouffé l’information sur un épisode majeur de grippe porcine classique ayant sévi dans ses fermes en Roumanie.

En Indonésie, où les gens meurent encore de la grippe aviaire et d’où de nombreux experts pensent que viendra le prochain virus pandémique, les autorités ne peuvent toujours pas entrer sans permission dans les grands élevages industriels. Au Mexique, les autorités ont repoussé les demandes d’enquête sur La Granja Carroll et accusé les résidents de La Gloria de propager l’infection parce qu’ils « utilisent des remèdes de grand-mère, plutôt que d’aller dans les centres de soins pour soigner leur grippe.”

Les élevages industriels sont de véritables bombes à retardement pour les épidémies mondiales. Et pourtant, il n’existe toujours pas de programmes qui permettent d’y faire face, ni même de programmes indépendants de surveillance des maladies. Personne parmi les gens haut placés ne semble s’en soucier et ce n’est sans doute pas un hasard que ces fermes soient souvent situées parmi les communautés les plus pauvres, qui paient très cher pour faire entendre la vérité. Pis encore, nous dépendons tellement de ce système aux limites de l’explosion pour une bonne part de notre alimentation que la tâche principale des agences gouvernementales de sécurité alimentaire semble être désormais de calmer les peurs et de s’assurer que les gens continuent à manger. Smithfield est déjà au bord de la faillite et était la semaine dernière en train de négocier sa reprise avec la plus grosse entreprise d’agroalimentaire de Chine, COFCO.

Entre temps, l’industrie pharmaceutique fait fortune avec la crise. Le gouvernement des Etats-Unis a déjà fait une exception d’urgence dans son système d’autorisation pour permettre de traiter les malades de la grippe avec des antiviraux comme Tamiflu et Relaxin plus largement que cela n’était prévu. Excellente nouvelle pour Roche, Gilead et Glaxo Smithkline qui détiennent le monopole sur ces médicaments. Mais chose encore plus importante, une nuée de petits producteurs de vaccins comme Biocryst et Novavax voient la valeur de leurs actions crever le plafond. Novavax essaie de convaincre à la fois le CDC et le gouvernement mexicain qu’il est capable de fournir un vaccin contre la grippe porcine dans un délai de 12 semaines, si les règlements encadrant les tests restent souples.

C’est un changement profond qu’il nous faut

Il est évident que le système mondial de résolution des problèmes de santé provoqués par l’industrie alimentaire transnationale marche sur la tête : Le système de surveillance est fichu, les services vétérinaires et ceux de santé publique qui sont en première ligne cafouillent et l’autorité est passée au secteur privé qui a tout intérêt à maintenir le statu quo. En attendant, on recommande aux gens de rester chez eux et de croiser les doigts en attendant le Tamiflu ou un nouveau vaccin éventuel auquel ils n’auront peut-être même pas accès. La situation n’est pas tolérable. Il faut bouleverser les choses. Et agir dès aujourd’hui.

Pour ce qui est de l’épidémie de grippe porcine au Mexique, le changement peut être immédiat : il pourrait consister en une enquête transparente, exhaustive et indépendante sur les élevages de volailles dans l’état de Veracruz, dans le pays tout entier et dans toute l’Amérique du Nord. Le peuple mexicain doit connaître la source du problème afin de pouvoir prendre les mesures adéquates pour couper l’épidémie à la racine et s’assurer que le problème ne se reproduise plus.

Au niveau international, l’expansion des élevages industriels doit cesser et faire machine arrière. Ces fermes sont des foyers de pandémies et continueront à l’être tant qu’elles existeront. Il ne sert probablement à rien de réclamer un changement complet de la stratégie mondiale menée par l’OMC. En effet, l’expérience de la grippe aviaire montre que ni l’OMC ni l’OIE, ni la plupart des gouvernements ne sont disposés à être fermes avec l’agriculture industrielle. Une fois de plus, ce sont les citoyens qui vont devoir réagir et se protéger eux-mêmes. Partout dans le monde, des milliers de communautés luttent contre les élevages industriels. Ce sont ces communautés qui sont en première ligne de la prévention contre la pandémie. Ce dont nous avons besoin à présent, c’est de transformer ces luttes locales contre les élevages industriels en un vaste mouvement mondial pour abolir ce système d’élevage.

Mais le désastre de la grippe porcine au Mexique révèle également un problème de santé publique plus vaste : Les menaces pour la sécurité des consommateurs qui font partie intégrante de notre système alimentaire industriel sont exacerbées par une tendance générale à privatiser complètement les soins de santé, ce qui a réduit à néant la capacité des systèmes publics à apporter des réponses adéquates en cas de crise, et par des politiques encourageant les migrations vers des mégalopoles où les politiques de santé publique et d’assainissement sont déplorables. (L’épidémie de grippe porcine a frappé Mexico, une métropole de plus de 20 millions d’habitants, précisément au moment où le gouvernement a coupé l’approvisionnement en eau d’une bonne partie de la population, en particulier les quartiers les plus pauvres.) Le fait que la surveillance des épidémies soit confiée à des cabinets-conseils privés, que les gouvernements et les agences des Nations Unies puissent garder le silence et ne pas divulguer l’information, que nous soyons obligés de dépendre d’une poignées d’entreprises pharmaceutiques pour soulager nos souffrances, avec des produits certes brevetés mais seulement à moitié testés, devraient nous indiquer que rien ne va plus. Ce n’est pas seulement de nourriture que nous avons besoin, mais de systèmes de santé publique qui aient un véritable agenda public et soient responsables devant le public.

http://www.cemab.be/print.php?id=7178

09:59 Écrit par Xtof dans Divers | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

23/11/2008

L'Anarchie: Théorie du Chaos ?

De plus en plus, les lois liberticides nous apprennent que les mouvements d'ultra-gauche, libertaires, anarchistes, anarcho-autonomes sont devenus subitement après un certain 11 septembre de dangereux criminels qu'ils faut absolument mettre hors d'état de nuire, des terroristes en puissance prêts, à coup de feux d'artifice, à déstabiliser un état qui vascille déjà sur lui-même depuis pas mal de temps.

Petit rappel, en 39, tous les résistants, combattants de l'armée secrète, réfractaire, ont été qualifiés par l'occupant nazi de terroristes également. N'est-ce pas là, la botte secrète des gouvernements autoritaires qui pour faire taire l'opposition (radicale), est prêt à contourner les principes même de ce qu'il appelle la démocratie.

Nous l'avons vu avec nos 5 copains du secours rouge au mois de juillet en Belgique, il y a peu, en France avec les copains de Tarnac, il y a un peu plus longtemps en Allemagne avec l'oppression sur les dirigeants de DKHC, les copains Italiens ; la droite européenne au pouvoir se serre les coudes pour diriger la répression d'une main de fer, tout en oubliant pas de caresser la presse dans le sens du poil afin que celle-ci applique la juste désinformation utile aux actions sur le terrain des forces de l'ordre.

On a tant et tant dis sur la répression des opposants chinois pendant les jeux olympiques de Pékins, faisant même des émissions spéciales sur ceux-ci et sur ce dont ils ont été victimes. Tout comme ses propres malheureux, son propre quart-monde, ses propres SDF, l'Europe, la Belgique a ses propres dissidents. Il est très noble de dénoncer et de dire ce qui se passe outre frontières, outre continents, il le serait encore plus de se rendre compte que dans son propre pays, les choses ne tournent pas tout rond non plus!

Il est vrai que pour des états de droit(e)s, l'idée de faire basculer un des derniers bastions communistes, aidés, on s'en doute, par nos amis à la bannière étoilée d'outre atlantique, doit certainement faire gonfler l'égo de certain.
La chine peut-elle, d'ailleurs, encore être qualifiée d'état communiste ? Je ne le pense pas! Avons-nous déjà connu le vrai communisme ? Je ne le pense pas non plus, mis à part certaines initiatives ci et là durant la guerre d'Espagne, et quelques intiatives encore plus locales des copains autonomes en squat ou en habitat groupé.

Tout a déjà été dit sur le communisme, sur l'anarchie

 

 

12:04 Écrit par Xtof dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Quand nous ne serons plus à vendre....

Un peu pour me faire pardonner de ne pas m'être rendu à la Boukan Fest hier à Hornu et beaucoup parce que je les adore, une nouvelle petite chanson festive de mes pottes des Binamés qui nous explique que l'on a tout à gagner...à méditer comme dirait l'autre.

 

11:24 Écrit par Xtof dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/11/2008

Kestufé du Week-end

 

Ce soir à la maison du peuple à Hornu pour la Boukan Fest à 21h25.

 

11:34 Écrit par Xtof dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/11/2008

Avis de recherche

Qu'est donc devenu mon fidèle lecteur ?

Ouh, ouh, l'homme des bois, je ne te vois plus, je ne te lis plus...

Donne moi de tes nouvelles.

Clin d'oeil

19:48 Écrit par Xtof dans Divers | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

01/11/2008

Tout ce que la Terre a créé doit retourner à la Terre

Voilà, il y a quelques jours, que je fais impasse sur le blog et voilà que la fête de Samhain me réveille.

Mon grand-père est décédé, suite à une longue maladie (comme cela ce dit!), et je suis plein d'amertume quant au comportement humain, quant au comportement des gens d'une même tribu.

Mes pensées, ce soir, au son du tambour, iront vers lui car c'était un homme juste.

Pour revenir à ce jour, j'ai assez bien aimé la petite réflexion de mon petiot:"Il y a les Indiens d'Europe, et il y a les blancs"... A méditer (Grandement!!!!!).

Sourire

12:54 Écrit par Xtof dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/10/2008

Petit passage en pays Piko

La journée d'aujourd'hui, quoique pas moins rude que les autres, a débuté par un levé aux aurores, de un parce que petit bonhomme avait le nez bouché (et qu'au matin, son mouchoir est endormi !!!) et de deux parce que j'avais plein de choses prévues à faire.

J'ai donc débuté, après avoir fait le café et mangé une tartine (de pain, sic!) par une petite cueillette de champignons, pas grand chose d'ailleurs...les effets du froid, déjà ?

J'ai ensuite ramassé les feuilles des hêtres sur mon trottoir et dans le filet d'eau (pas que çà me dérange, mais si quelqu'un glisse, c'est pour bibi!), c'est un vrai plaisir surtout quand le petit vent s'en mèle. J'adore cette saison, et toute les odeurs qui en découlent.

Ensuite, je suis allé aux bêtes, sortir pèpère (nouveau nom donné à notre bouc et auquel il a l'air de mieux "répondre"), et nourrir le reste de la ménagerie. Le Colvert récupéré hier au milieu du chemin est mort de la nuit.

Nous sommes ensuite montés sur nos bolides à deux roues et fonctionnant à la force des mollets pour prendre le chemin du retour aux sources, celui menant à mon ancien village, Stambruges. Nous y étions invité par des amis afin de déguster le savoir-faire de personnes qui sont en recherche d'une certaine autonomie. Particularité, notre hôte était le Pays Piko, enclave de résistance face à ce monde F1, remettant à sa juste place les mots Justesse et Harmonie, qui me sont si chers.

Accueilli par nos deux amis de longues dates, Thierry et Fino, nous avons pu commencé par décourvir le plaisir enfantin d'un jus de pomme pressé devant nous, petite introduction à la dégustation qui suivra de jus de fruit...un peu fermentés!
Petit bonhomme s'est d'ailleurs fait une joie de faire couler le précieux liquide dans les verre christallins.

J'ai ensuite revu mon cousin et notre ami, michel, tous deux "maîtres-brasseurs", et j'ai pu déguster deux de leurs divins brevages, une brune et une blonde.
Je suis ensuite passé à la table du Groc (dont vous aurez le lien d'ici peu, ainsi que d'autres) et j'y ai dégusté un vin de pomme sec, un autre de poire, ensuite du vin de cynorodon, tous plus excellents les uns que les autres. Me voilà ensuite à la table de mon ami Fino, avec des vins de pomme moins secs, carotte et pissenlit, et comme Fino est aussi bien brasseur que viticulteur, j'y ai aussi dégusté une bonne bière brune.

Cela me titille pour l'an prochain, mais mes autres projets sont prioritaires (ruches, four à pain et fumoir) sans oublier si Pèpère et Noirou ont bien travaillé les fromages de chèvres et de brebis.

Nous avons, suite à l'insistance de Noé, visité le jardin de Thierry, avec Nanny qui nous livrera certainement quelques belles photos sur son blog, et caressé un instant les ânesses.

Le retour à vélo, fut tranquille, et nous nous sommes mis à table pour déguster le délicieux lapin préparé auparavant par ma tendre et chère.

Pour finir la journée tranquillement, j'ai ramassé les feuilles (et oui encore!) de mes saules tétards qui s'éparpillent par millier sur la terrasse et la pelouse, afin d'avoir un apport de cellulose pour mon compost qui est trop mouillé avec les tontes et l'eau qu'il est tombé. J'ai aussi préparé mes pains de sucre pour demain, au bon beurre de ferme, allumé un flamme dans l'antre du feu, et me prépare à aller fermer aux bêtes.

Voilà une belle petite journée bien remplie.

 

18:34 Écrit par Xtof dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |