12/12/2008

Noël approche...

En ces temps de fêtes, même si çà ne change pas de l'habitude, j'observe et je pense à ce que je vois autour de moi...

Je me suis rendu compte qu'aujourd'hui, il est devenu "normal" qu'il y ait des SDF, il est devenu normal que des gens ne mangent pas à leur faim (ici et autre part dans le monde), il est devenu normal de stigmatiser un tel ou une telle pour une raison x, y, ou z, il est devenu normal que l'enseignement ; base de la société de demain ; soit une des dépenses la moins élevée de notre état, et pour reprendre le blog de Nanny, il est devenu normal d'acquérir, d'offrir un animal jouet qui quelques temps plus tard sera abandonné par manque de place, ou parce qu'on ne savait pas... Triste façon d'exprimer son respect de la vie!

Je n'entend plus que çà de ces jours-ci, marché de noël pour l'école, repas de saint-nicolas ou visite du grand saint, vente de galettes,....en gros la marchandisation de notre enseignement.
Le rôle de l'état est d'assurer un enseignement de qualité (je pense même que çà doit être écrit dans un texte officiel!) et d'en assumer le coût! Et d'années en années, plutôt que d'aller vers le haut, j'ai un peu l'impression que l'on tire celui-ci vers le bas.
Loin de moi l'idée de ne pas vouloir aider l'école de ma progéniture, nous y sommes, nous consommons et nous aidons ; mais ne tendons nous pas vers un auto-financement de l'enseignement de nos fils, de nos filles...un peu un système à l'épargne-pension qui tôt ou tard supprimera la pension légale que l'état salutaire ne pourra plus payer ?

C'est la crise! Hé, oui si vous n'étiez pas au courant, vous ne pouvez maintenant plus dire que vous ne saviez pas! Un peu comme un disque en continu, qui prépare le mental à ce qui va nous tomber dessus. Qu'est-ce qui va nous tomber dessus? J'imagine cela un peu comme nos ancêtres gaulois qui craignaient que le ciel ne leurs tombe sur la tête. Résultat des prémices de cette crise, encore plus de SDF, encore plus de gens qui n'auront pas la chaleur d'un foyer pour passer les fêtes, la chaleur des proches, ou tout simplement celle d'une flamme réchauffante.
Et çà aussi, çà m'indigne au plus haut point! Comment une nation civilisée peut-elle laisser ses semblables dans la rue, sans rien manger ? Et ce n'est pas avec le peu de centre d'acceuil et le peu de lit mis à disposition (pour se donner bonne conscience ?) que tous ces gens pourront dormir au chaud! Comment, encore une fois, cet état salutaire, peut-il faire assumer son rôle protecteur par des organisations non gouvernementales (Merci d'ailleurs à toutes celles-ci car sans elles cela serait encore pire)?

Je ne m'oppose pas à cette vision de la société, par pur plaisir contestataire ; je trouve simplement que celle-ci manque de justesse. Le jour où tous ces gens dormiront autre part que sous un pont, le jour où nous aurons un enseignement digne de son nom, le jour où le petit (qui est souvent celui qu'on spotche!) n'aura plus à craindre le grand...enfin, plus un mot je ne dirai.

Bonnes fêtes à tous.