22/10/2009

Tu es un terroriste

Réveilles toi, révoltes toi, mets toi en mouvement!

REVEILLE-TOI, REVOLTE-TOI — METS-TOI EN MOUVEMENT! 01 from Leo Murray on Vimeo.

16/10/2009

La Vache!

Copier coller | Copy and clone from louis rigaud on Vimeo.

L'appel aux armes des Guerriers de l'Arc-en-Ciel

Rainbow Warriors Call to Arms from B Wilder on Vimeo.

Manifeste contre l'abomination

Nous, peuple dernier…

Sur une Terre nourricière en déliquescence et dont tous les signaux sont au rouge, en l’avant-veille d’une vie invivable et d’un temps de grandes pénuries induites par notre gouvernance planétaire erronée, constatant une accélération de l’effondrement du Vivant ;

Avant qu’il ne nous reste plus que la mer à boire et un désert en partage…

Sachant que notre puissance usurpée, illusoire et temporaire, née d’un fabuleux hold-up planétaire ; conscients qu’une appropriation forcenée et à 360º (pas seulement coloniale et néocoloniale…), sous les plus fallacieux prétextes politico-économico-religieux, fait de nous un peuple nanti mais sans âme, et plonge plus des deux-tiers de l’humanité dans une inadmissible misère que nous soignons à coups d’œuvres charitables, de funestes curés, de faux agronomes et de médecins avec ou sans frontières ;

Coupables et blâmables d’avoir ignoblement asservi, manipulé et dénaturé les hommes, les animaux et les plantes, de persévérer à épuiser les ressources non-renouvelables dans la plus stupide cécité écologique, de dénier la finitude de notre Terre en déboisant, en désertifiant, en vidant les océans, et ce, dans le seul but éhonté d’un enrichissement infini des gens de pouvoir ;

À peine conscients d’être incités au comble d’une ridicule surpopulation, par une incessante fertilisation patriotique et dénuée du sentiment d’amour, comparable au lapinisme d’une espèce en élevage, d’avoir été exhortés à proliférer contre-nature pour mieux nous exploiter les uns les autres, jusqu’à devoir constituer une espèce invasive, profondément malheureuse, dont l’effectif exorbitant implique non seulement la famine et la détresse, mais aussi l’occupation des niches écologiques des autres espèces qui se voient expulsées de partout ;

Sachant que, des peuples premiers aux abeilles mellifères, nous avons tout descendu sur notre passage, et que l’agroterrorisme et la surpêche parachèvent l’œuvre destructrice sans faire montre du moindre principe de précaution ;

Pour que cesse l’abomination orchestrée – notamment depuis l’usage des énergies fossiles – par les maîtres du monde, toujours cautionnés et sournoisement relayés par les politiques de toutes les couleurs, y compris les plus Verts ;

Pour que cesse cette appropriation aveugle des ressources, cet égo-consumérisme à l’Occidentale qui met la frivolité et l’abondance au-dessus de toutes les valeurs, et qui contribue à l’élaboration d’un septième continent constitué d’ordures pérennes ;

Pour que cesse cet immonde irrespect qui fit de l’impérieux homme Blanc – spéciste, raciste, sexiste – le premier tortionnaire de la planète ;

Pour que cesse l’infinie douleur du monde dit animal, tout comme le saccage exponentiel de la flore et des paysages sauvages ;

En l’espoir de retrouver un jour le bon goût du fruit dans l’arbre, de pouvoir adorer le cochonnet, l’agneau et la caille ailleurs que dans un plat ;

Pour tenter de se défendre d’un cocktail de cent mille molécules chimiques qu’une science sans conscience, au service d’un productivisme aveugle, a sciemment épandue dans les sols et les eaux, avant de nous réinventer cyniquement la qualité biologique qui était celle, naturelle, de nos aïeux ;

Pour refuser certaines vaccinations aux intentions inavouables ;

En un mot pour résister – même pathétiquement – à la marée montante d’un ordre mondial tentaculaire, dont les valeurs iniques et nocives sont inoculées par les médias, serviteurs volontaires, à des foules allongées, écervelées, amorphes, abouliques… ;

Pour que la honte qui résulte de l’impossibilité de transmettre à nos enfants le legs terrestre ne nous empêche pas de dormir (!), pour que ces mêmes enfants ne soient pas transformés en simples lavettes par l’omniprésence d’un pouvoir mondial de plus en plus féroce et liberticide ;

Efforçons-nous de vivre debout, lucides, généreux, cultivés, écoconscients, voire dans la simplicité volontaire, évertuons-nous de tout mettre en œuvre pour installer une intransigeante clameur de résistance à l’horreur en général, aux idées de loi du marché et d’éternelle croissance économique en particulier, ainsi qu’à cette trouvaille d’un développement durable, bel oxymore pour servir d’ultime lubrifiant à un ultralibéralisme essoufflé.

Même et surtout si, en toute naïveté, nous sommes seuls contre tous.

HALTE À LA PROPAGANDE DU MAL !

Nous sommes ce que nous mangeons. Mais à quelle sauce souhaitons-nous être mangés ?
Le système a fait de nous des dévoreurs de cadavres comme il a fait des vaches les cannibales de leurs propres restes. Les vaches et les humains valent mieux que ça.

(Michel Tarrier. Août 2009).

Appel Copenhague

Vous trouverez ci-après l'appel de Copenhague, je vous invite à le signer, bien évidemment.

 

APPEL INTERNATIONAL
TOUS ENSEMBLE POUR UN TRAITE CLIMATIQUE JUSTE ET EFFICACE
Citoyennes et citoyens de la planète Terre, nous appelons nos semblables de tous les pays et de
tous les continents à une mobilisation commune pour sauver notre climat dans la justice sociale.
La conscience des dangers des changements climatiques a considérablement progressé ces
dernières années, en particulier dans certains pays, tant au Nord qu’au Sud. Mais aucune des
propositions officielles lancées à ce jour en vue de la conférence de Copenhague en décembre
2009 n’est à la hauteur des conclusions à tirer du quatrième rapport du Groupe d’experts
Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC).
La lutte contre les changements climatiques doit être à la fois socialement juste et
écologiquement efficace.
La justice implique de respecter le principe des responsabilités communes mais différenciées,
entre pays développés et pays en développement mais aussi au sein de ces pays. Le Nord est
redevable au Sud d’une dette écologique et climatique. Il doit s’en acquitter, conformément au
principe pollueur payeur.
L’efficacité implique de mettre tout en oeuvre prioritairement pour que le réchauffement soit
maintenu au-dessous de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, ou qu’il reste le moins
longtemps possible au-dessus de ce niveau..
Selon le quatrième rapport d’évaluation du GIEC, satisfaire à la fois les conditions de justice
sociale et d’efficacité environnementale nécessite que soient adoptés les objectifs suivants :
- les pays développés doivent réduire leurs émissions de 25 à 40% d’ici 2020 et de 80 à
95% d’ici 2050, par rapport à 1990 ;
- la courbe des émissions des pays en développement doit « dévier substantiellement »
par rapport au scénario de référence dans toutes les régions en 2050 et dans la plupart
des régions (sauf l’Afrique) dès 2020 ;
- le pic des émissions mondiales doit intervenir d’ici 2015 et les émissions globales
doivent diminuer de 50 à 85% d’ici 2050, par rapport à 2000.
La « feuille de route » adoptée à Bali (décembre 2007) se réfère de façon précise aux pages des
rapports du GIEC où ces objectifs sont mentionnés. Or, que constatons-nous depuis lors?
Lors de son sommet de Toyako au Japon (2008), le Groupe des huit pays les plus industrialisés
s’est prononcé pour une réduction globale des émissions de 50% en 2050, sans autre précision,
ni quant aux responsabilités différenciées du Nord et du Sud, ni quant aux objectifs de 2020.
Le « paquet énergie-climat » adopté par l’Union Européenne en décembre 2008 mise sur une
réduction d’émission de 20% (30% en cas d’accord international avec effort équivalent des
autres pays développés et participation significative des grands pays en développement). Cet
objectif est d’autant moins satisfaisant qu’une partie substantielle de l’effort peut être remplacée
par des achats de crédits de carbone (« droits de polluer ») dans les pays en développement.
Le plan énergie-climat proposé par Barack Obama durant la campagne présidentielle
s’engageait à réduire de 80% des émissions des Etats-Unis en 2050. Toutefois, d’ici 2020,
selon ce plan, les USA n’auront même pas atteint l’objectif très modeste qui leur était assigné
par le Protocole de Kyoto.
Nous tirons la sonnette d’alarme face au danger d’un accord insuffisant écologiquement et
injuste socialement.
Nous tirons la sonnette d’alarme face au danger d’une fuite en avant dans la mise en oeuvre
massive de technologies qui mettent en danger la survie physique de millions d’êtres humains,
telles que l’énergie nucléaire et les agrocarburants.
Le principe de précaution doit impérativement être respecté. Il est inacceptable que des intérêts
économiques et des préoccupations de rentabilité financière à court terme l’emportent sur les
besoins fondamentaux du genre humain à court, moyen et long terme.
Les gaspillages résultant d’une mauvaise utilisation de l’énergie, ainsi que les productions
nuisibles ou inutiles, représentent un énorme réservoir de réduction des émissions, surtout dans
les pays développés.
Les ressources énergétiques renouvelables existent qui permettent de satisfaire sereinement les
besoins réels de toutes et tous, aujourd’hui et demain. Les savoirs permettant de les exploiter
existent également.
Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les
moyens financiers ne font pas défaut. Nous demandons qu’ils soient mobilisés massivement et
sous contrôle démocratique afin de sauver notre climat et de venir en aide généreusement aux
populations qui souffrent déjà de sa perturbation.
Les changements climatiques nous confrontent aux limites de la Terre. Il n’y a tout simplement
pas d’autre choix acceptable que de les respecter dans la justice et l’égalité des droits.
Soit nous redistribuons les richesses et partageons les ressources naturelles (comme l’eau) et les
savoirs, car ce sont des biens communs de l’humanité. Soit le chaos climatique viendra
exacerber partout violences, guerres et injustices sociales, au détriment des pauvres du monde
entier, notamment des femmes et des enfants. Ce choix de civilisation est entre nos mains.
A l’occasion du sommet de Copenhague, en décembre 2009, nous appelons toutes et tous,
partout, à mettre les gouvernements du monde entier sous la pression d’une mobilisation de
masse démocratique et pacifique. Tous ensemble, exigeons un traité climatique efficace et juste,
conforme aux conclusions à tirer du quatrième rapport du GIEC.
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Cet appel est lancé à l’initiative de Jean-Marie HARRIBEY, François HOUTART, Riccardo
PETRELLA et Daniel TANURO
NOM :
Prénom :
Pays :
Qualité :
e-mail :
Les signataires n’engagent qu’eux-mêmes. La mention de leur qualité a pour seul but de
faciliter leur identification sociale.
Pour signer cet appel et pour tout contact :
climatejusticeappeal@gmail.com

01/08/2009

Manifeste Vert et Noir

MANIFESTE VERT & NOIR

PENSONS LOCALEMENT, AGISSONS GLOBALEMENT !

(À reproduire et à diffuser librement)

À l’heure où la plupart des formations écologistes s’affichent en membres conformistes de l’establishment politicard, et adoptent la vision du monde anthropocentrique (centrée sur l’être humain) de la “civilisation” industrielle et marchande, nous affirmons que les principes et agissements de ce type de “civilisation” sont anti-écologiques, spécistes, et liberticides.

Nous entendons développer une nouvelle vision du monde basée sur la reconnaissance de la valeur intrinsèque de chaque composant de la Nature, ainsi que de l’interdépendance et des interactions qui existent entre tous les êtres vivants, végétaux et animaux (y compris l’animal humain). Par opposition à l’écologisme “humaniste”, qui n’engendre qu’un simple “environnementalisme” politiquement correct et mollasson, nous nous affirmons en tant que défenseurs d’une conception “naturaliste” de l’Ecologie: l’ ECOLOGISME RADICAL, forme militante du courant philosophique connu sous le nom d’ ECOLOGIE PROFONDE. Et considérant en outre que le combat écologiste va de pair avec le combat pour la libération sociale des individus et des collectivités d’individus, nous n’hésitons pas à pousser notre raisonnement jusqu’à ses conclusions logiques, et nous nous posons donc comme partisans d’un idéal écologiste libertaire : l’ ANARCHISME VERT.

Nous considérons que pour défendre plus intensément notre Terre-Mère, il est important de ne pas s’en tenir exclusivement au domaine politique. La discussion doit en effet être également amenée sur le terrain philosophique ainsi que sur le plan métaphysique. Nous défendrons d’autant mieux Gaïa, la Terre-Mère, que nous ressentirons profondément les connexions existant entre elle et nous. La planète, la biosphère, et donc la Terre-Mère, sont alors envisagées comme une totalité vivante, et chaque élément, chaque être est partie intégrante de ce grand “Tout”. Que nous soyons athées, agnostiques ou panthéistes, la défense de notre Terre devient de ce fait une véritable “guerre sacrée”, et nous prônons en conséquence une redécouverte de nos véritables racines spirituelles ancestrales, en encourageant le retour à une étroite communion avec Mère Nature, sous les diverses formes que celle-ci peut revêtir.

Les anarchistes verts rejettent tout compromis réducteur, en refusant de se situer dans le cadre du Système établi et de la pseudo-”démocratie” indirecte parlementaire et bourgeoise qu’ils combattent de toutes leurs forces. Ainsi, bien que farouchement opposés aux diverses idéologies autoritaires et/ou réactionnaires, et tout en s’identifiant nettement au courant libertaire, ils ne se positionnent ni “à gauche” ni “à droite” de ce système et de cette société, mais EN-DEHORS ET EN FACE. L’Ecologie n’a pas à être prisonnière du moralisme “humanitariste” ni des dogmatismes “rouges”, “roses”, “bleus”, ou “bruns”. Elle doit simplement se parer d’un vert profond, et savoir s’affranchir du conformisme idéologique ambiant.

Les fondements idéologiques et les principaux axes de lutte des anarchistes verts reposent sur :

-Le refus de tout compromis politique ou économique dans la défense de la Terre-Mère (ECOLOGIE GLOBALE ET RADICALE)

-Le soutien aux diverses initiatives et luttes pour la défense et la préservation de l’environnement: dénonciation des pollutions, promotion des énergies renouvelables et alternatives, du recyclage, etc… (ECOLOGIE PRATIQUE )

-Un rejet absolu de la dictature marchande mondialiste et du Système capitaliste, ennemis jurés de Gaïa, et la recherche d’alternatives sociales, politiques, et économiques à ce système honni: solidarités associatives, expériences autogestionnaires, nouveaux systèmes d’échanges et de production, etc (ECOLOGIE SOCIALE, SOCIALISME LIBERTAIRE, SUBVERSION VERTE , ET ANTI-PLOUTOCRATIE)

-Le combat pour la décentralisation, les actions locales et le développement des solidarités inter-régionales (AUTONOMIES LOCALES ETFÉDÉRALISME)

-La revendication du droit à l’autodétermination pour tous les peuples, communautés et groupes affinitaires, culturels ou ethniques, ainsi que la défense de leur droit inaliénable à préserver leur intégrité, leur diversité, et leurs particularismes, dans la mesure où ces derniers ne nuisent pas à l’équilibre de la biosphère et ne relèvent pas de “traditions” barbares préjudiciables aux animaux (ECOLOGIE HUMAINE, ANTI-IMPÉRIALISME, et SOLIDARITE INTERNATIONALE)

-Le rejet de toute logique anthropocentrée et nataliste, et la reconnaissance du phénomène de surpopulation humaine de la Planète comme danger mortel pour la pérennité de l’équilibre de cette dernière (ECOLOGIE HUMAINE ET NEO-MALTHUSIANISME)

-Un positionnement intraitable d’opposition à la mentalité spéciste, et pour la défense tous azimuts de nos frères animaux (LIBÉRATION ANIMALE, ANTI-SPECISME)

-La défense des libertés individuelles fondamentales, et en premier lieu de la liberté d’expression (RÉSISTANCE À LA PENSÉE UNIQUE)

Notre projet de société, anti-autoritaire, en rupture totale avec le principe centraliste et oppressif de l’”Etat-Nation”, s’articule autour du concept libérateur des “groupes d’affinités”. Il vise à créer de petites collectivités d’individus librement associés, des petites villes, des villages et des régions autonomes regroupés en fédérations, ces dernières s’inscrivant à l’échelle de chaque continent dans le cadre de grandes CONFÉDÉRATIONS DE PEUPLES SOLIDAIRES qui en assureraient la coordination. Ces diverses composantes s’administreraient elles-mêmes à travers le principe d’une DÉMOCRATIE DIRECTE ET DÉCENTRALISÉE, celle-ci s’appuyant sur la création et le fonctionnement de collectivités autonomes, de communes vertes, de congrès populaires, et de groupements autogérés.

Totalement libres et indépendants de toute structure organisationnelle et/ou hiérarchisée, les anarchistes verts entendent simplement oeuvrer à la diffusion et au développement de tout ou partie des idéaux précités, par les moyens que chaque individu jugera appropriés à sa propre personnalité et à ses capacités.

Nous autres, anarchistes verts, nous affirmons comme résolument écologistes, libertaires, autonomistes, fédéralistes, anticapitalistes, anti-impérialistes, et totalement indépendants des conventions véhiculées par les divers lobbies institutionnels et “bien-pensants”, de “droite” comme de “gauche”, et que ceux-ci se veuillent autoritaires ou non. Nous autres, anarchistes verts, de toutes origines sociales et ethniques comme de toutes nationalités, entendons tout simplement lutter pour la défense de la VIE, du FUTUR DE LA PLANETE, de NOTRE FUTUR, et de la LIBERTE !

Hans Cany